Une étude réalisée par BVA Xsight pour France Culture révèle les dynamiques qui font du documentaire un format massivement adopté par le public français. Cette enquête, menée en mars 2025, dresse un portrait détaillé de la perception et de la consommation du genre documentaire.
Une consommation massive et régulière
Le genre documentaire fédère un public particulièrement large : 99% des Français regardent ou écoutent des documentaires au moins une fois par mois. Plus précisément, 97% des Français regardent des documentaires, dont 63% au moins une fois par semaine. Le format audio n’est pas en reste, avec 63% des Français qui déclarent écouter des documentaires et 26% qui le font au moins une fois par semaine.
Une définition claire pour le public
Pour les Français, le documentaire se caractérise avant tout par sa dimension informative et éducative. 62% des répondants le définissent comme un contenu qui « explique », « informe » et « apprend des choses ». Parallèlement, 58% l’identifient par son format (film, vidéo, reportage, émission), tandis que 42% le reconnaissent à sa capacité à traiter un sujet précis.
L’authenticité constitue également un marqueur essentiel pour 15% des personnes interrogées, qui associent le documentaire à la représentation du réel, à la factualité et à l’objectivité.
Un vecteur de lien social et d’échange
L’étude met en lumière la fonction sociale du documentaire. En effet, 92% des consommateurs de documentaires déclarent en discuter avec leurs proches, dont 30% « souvent » et 62% « parfois ». La recommandation est également une pratique répandue, avec 81% des répondants qui affirment avoir déjà conseillé un documentaire à leur entourage.
Ces dynamiques de discussion et de recommandation sont particulièrement marquées chez les 15-34 ans, qui sont respectivement 36% et 35% à les pratiquer « souvent », des taux significativement supérieurs à la moyenne.
Des freins identifiés
Malgré sa popularité, le genre documentaire fait face à certains obstacles. Le caractère potentiellement anxiogène des sujets traités constitue le principal frein pour 31% des consommateurs. Le manque de temps (27%), le désintérêt pour les sujets abordés (25%) et la longueur excessive (24%) complètent le tableau des réticences exprimées.
Parmi les non-consommateurs de documentaires, le manque d’intérêt, l’impression d’ennui et le manque de temps sont les raisons principales de leur désaffection.
Une confiance marquée du public
Un des enseignements majeurs de cette étude réside dans la forte confiance accordée au genre documentaire par le public. Cette crédibilité, couplée à sa capacité à générer des discussions, en fait un format particulièrement pertinent dans l’écosystème médiatique actuel.
Pour approfondir le sujet, vous pouvez consulter le communiqué de presse de Radio France ainsi que l’intervention d’Adélaïde Zulfikarparsic, directrice générale de BVA Xsight, dans Les Matins de France Culture.







Stanislas
Adelaïde