BVA Xsight, membre français du réseau international WIN, a réalisé une étude sur le coût de la vie du 26 septembre au 5 février 2024 auprès de 33 866 personnes dans 39 pays à travers le monde. Les résultats de celle-ci sont dévoilés aujourd’hui pour le focus sur les Français. Voici, ci-dessous, les principaux enseignements : 

Près d’un tiers des Français disent éprouver des difficultés financières pour joindre les deux bouts

  • Seul un quart des Français (26%) déclare vivre confortablement sur le plan financier ; un chiffre stable par rapport à l’an dernier (26%), tandis que les Français déclarant avoir des difficultés financières pour joindre les deux bouts sont désormais 31% (+3pts). Les Français âgés de 35 à 44 ans comptent parmi les plus vulnérables aux difficultés financières (38%), de même que les personnes ayant au moins un enfant de moins de 15 ans (37%), les employés (41%) et ouvriers (40%).
  • Une situation qui peut être relativisée : au niveau mondial, les répondants sont en moyenne 38% à exprimer des difficultés financières. Toutefois, la part de Français déclarant vivre confortablement est plus limitée que la moyenne européenne (26% contre 32%) et contraste avec la position de la France dans le classement des puissances mondiales par le PIB.

La réduction des dépenses est pratiquée par une majorité de Français, davantage qu’à travers le monde

  • Face à ce sentiment de précarité, plus d’un Français sur deux a déjà réduit certaines dépenses au cours des derniers mois (54%; -5pts), tandis que 17% prévoient de le faire. Désormais, 23% des Français déclarent ne pas avoir l’intention d’opérer des changements dans les prochains mois, un résultat en hausse de 7 points par rapport à l’an dernier.
  • Les femmes demeurent plus nombreuses que les hommes à avoir réduit leurs dépenses (57% contre 50%) bien que l’écart s’estompe cette année. En miroir des difficultés financières exprimées par les parents, les personnes sans enfant de moins de 15 ans tendent davantage à ne pas avoir l’intention de changer leurs dépenses (29% contre 23%). Le niveau de diplôme joue également sur les difficultés financières ressenties et la réduction des dépenses pratiquée – les diplômés du supérieur apparaissant ainsi comme davantage protégés sur le plan financier que les personnes les moins diplômées.
  • Par comparaison à travers le monde, les Français se montrent particulièrement nombreux à déclarer avoir réduit leurs dépenses, tant par rapport à la moyenne européenne (46%, vs 54% des Français) que globale (42% des répondants tout pays confondu) – ce qui s’observe également dans le classement des pays interrogés, la France se situant en 5ème place en termes de réduction des dépenses.