Le réseau WIN a mené une étude du 2 décembre 2024 au 7 février 2025 auprès de 34 945 personnes dans 39 pays à travers le monde. En France, l’étude a été réalisée auprès de 1001 personnes par BVA Xsight, membre français du réseau international WIN. Les résultats de cette étude sont dévoilés aujourd’hui, en cette journée mondiale de la santé.
Voici, ci-dessous, les principaux enseignements :
Plus de trois quarts des Français s’estiment en bonne santé
- Au niveau international, 75% des répondants se considèrent en bonne santé, une proportion qui reste stable depuis 2018. Cette perception varie toutefois selon les régions du monde : les habitants de la zone Asie-Pacifique sont les plus nombreux à s’estimer en bonne santé (83%), tandis qu’en Europe, seuls 71% des répondants partagent cette opinion.
- La France se positionne au neuvième rang mondial des pays dont la population se perçoit en bonne santé, avec 84% d’auto-perception positive. L’analyse par tranche d’âge révèle que les 25-44 ans sont les plus enclins à évaluer positivement leur état de santé. En revanche, un quart des 18-24 ans se considèrent en mauvaise santé, un taux plus élevé que dans toute autre génération, suggérant des vulnérabilités spécifiques chez les jeunes adultes.
De bonnes habitudes de santé majoritairement adoptées, malgré des disparités de genre
- À l’échelle mondiale, le sommeil de qualité et l’adoption d’un mode de vie sain constituent des pratiques courantes, partagées par une majorité de répondants (respectivement 62% et 55% déclarant les appliquer « très souvent » ou « assez souvent »). En revanche, la consommation d’alcool et le tabagisme restent des comportements minoritaires, seuls 16% des participants affirmant boire ou fumer avec une certaine régularité. Toutefois, ces pratiques sont plus répandues chez les hommes que chez les femmes.
- En France, les habitudes de vie saines sont largement intégrées au quotidien, particulièrement concernant le souci apporté afin de vivre selon un mode de vie sain (63% déclarent l’appliquer « très souvent » ou « assez souvent »), un sentiment qui est plus prégnant chez les femmes (68% contre 57% pour les hommes). En ciblant des habitudes plus néfastes pour la santé, heureusement minoritaires selon les répondants, des disparités de genre sont présentes. Les femmes déclarent un niveau de stress plus élevé que les hommes (38% contre 23% ; 31% au global des Français) et ont davantage recours à l’automédication (20% contre 13% ; 16% au global). Concernant les hommes, ils ont davantage tendance à boire de l’alcool (27% contre 14% pour les femmes) et à fumer (18% contre 13%). Ces écarts de perception soulignent bien les différences dans la gestion du bien-être et de la santé selon les sexes.
Faire de l’exercice est une pratique courante pour plus de la moitié des Français
- Dans le monde, la pratique régulière d’une activité physique concerne 43% des répondants. Cette tendance varie toutefois selon les pays : l’Inde et la Chine affichent les taux les plus élevés, avec respectivement 73% et 68% des répondants déclarant faire de l’exercice au moins assez souvent. À l’inverse, au Pakistan et en Turquie, près de la moitié des répondants (47% et 45%) ne pratiquent qu’occasionnellement, voire pas du tout, d’activité physique.
- En France, 55% des répondants déclarent faire de l’exercice fréquemment, soit un niveau supérieur de 13 points à la moyenne mondiale. Cependant, la pratique diminue chez les 45-54 ans, seuls 45% déclarent faire de l’exercice au moins assez souvent.







