Le conflit israélo-palestinien aura des répercussions importantes en France pour les Français

  • Si ce conflit suscite avant tout de la tristesse (62%), la part de Français exprimant leur colère (44%) et leur peur (32%) est significative et s’explique sans doute par le constat très largement partagé que le conflit va inexorablement s’exporter en France.
  • Ainsi, 80% pensent qu’il va y avoir des répercussions importantes sur le territoire.
  • Parmi les répercussions les plus redoutées, le risque d’attentat arrive très largement en tête des réponses (72%) mais une part significative des répondants craint également que cela n’entraine une hausse de l’antisémitisme (30%).

Un contexte anxiogène qui mine la confiance des Français concernant la capacité des institutions à faire face au terrorisme

  • Si la très grande majorité des Français continue de faire confiance à l’armée (84%) et aux forces de gendarmerie et de police (80%) pour lutter contre le terrorisme, c’est dans des proportions moindres qu’en 2015, au lendemain des attentats du 13 novembre (respectivement -9 et -14 points).

Face à un exécutif qui inspire peu confiance, l’opposition peine à offrir une alternative, à l’exception relative du Rassemblement national

  • Dans ce contexte, l’exécutif peine également à rassurer les Français. Seuls 40% font confiance au gouvernement pour lutter contre le terrorisme, 36% à Emmanuel Macron
  • Certes, le couple exécutif ne pâtit pas directement de la situation en termes de cotes de popularité – stable pour Emmanuel Macron (32%; +1) et même en légère progression pour Elisabeth Borne (31%; +3) – mais les niveaux enregistrés sont loin de ceux de l’an dernier (autour de 40%).
  • Dans le même temps, les principaux partis d’opposition n’apparaissent pas vraiment comme une alternative crédible sur le sujet du terrorisme. Ainsi, la confiance que les Français leur accordent dans ce domaine est très limitée : 38% concernant LR, et moins de 30% à gauche (PS : 22% ; PC : 16% ; LFI : 14% ; EELV : 12%). Seule exception : le Rassemblement national (45%), dont la confiance apparait supérieure à celle de tous les partis mais aussi de l’exécutif, dans des proportions qui restent toutefois minoritaires.

Priorités des Français : lutte contre la radicalisation, sécurité intérieure, terrorisme international et éducation

  • Dans un tel contexte, les Français jugent que le gouvernement devrait avant tout se concentrer sur certains sujets majeurs et en faire des axes prioritaires de son action, à commencer par la lutte contre la propagande djihadiste et la radicalisation (84%), la sécurité intérieure (80%), la lutte contre le terrorisme international (77%) et l’éducation (78%, +12 par rapport à 2015).

L’importance que prennent les sujets d’éducation sert Gabriel Attal, dont la cote de confiance ne cesse de progresser

  • La cote d’influence de Gabriel Attal progresse de 5 points depuis le mois dernier (32%) et atteint son plus haut niveau depuis qu’il est testé.
  • Il parvient notamment à séduire au-delà de son camp, aussi bien à gauche qu’à droite : 72% des sympathisants LREM souhaitent qu’il ait de l’influence à l’avenir (en 2e position, proche d’Edouard Philippe), mais il obtient également de bons scores auprès des sympathisants LR (59%; 2e position) et – dans une moindre mesure toutefois – auprès des sympathisants PS (34%, 7e position).