Baisse de la cote de popularité d’Elisabeth Borne (28%; -5)

La cote de popularité de la Première ministre enregistre une nette baisse ce mois-ci : seuls 28% des Français déclarent avoir une bonne opinion d’elle, soit 5 points de moins qu’il y a un mois. Elle retrouve le faible niveau qui était le sien au printemps, en pleine crise des retraites.

Elisabeth Borne perd surtout des points auprès des personnes qui lui sont traditionnellement plus favorables, à savoir les séniors (38% ; -12).

Statu quo pour Emmanuel Macron (31%; -1), qui peine à retrouver un second souffle

Emmanuel Macron échappe à cette tendance puisque sa cote de popularité reste relativement stable (31%; -1). Mais cette stabilité masque une certaine difficulté à rebondir pour le chef de l’Etat : cela fait plusieurs mois que sa cote de popularité n’évolue guère, aux alentours de 30-32%, alors qu’elle se situait avant la réforme des retraites autour de 40%. Emmanuel Macron a certes réussi à reconquérir une partie de son socle électoral, mais certains soutiens ne sont toujours pas revenus, signe que cette crise a laissé des traces dans l’opinion.

Notons qu’au sein de l’exécutif, Gabriel Attal confirme sa progression du mois dernier et reste dans le top 3 de notre palmarès, derrière Edouard Philippe et Marine Le Pen, avec une cote de confiance de 27%.

Présence d’Emmanuel Macron à la messe du pape François : il n’y a pas lieu de polémiquer pour les Français

SI la présence du président de la République à la messe célébrée par le pape François à Marseille a pu faire polémique, celle-ci ne trouve pas un écho très massif dans l’opinion.

Ainsi, les Français considèrent majoritairement que c’est normal, la visite du Pape étant un événement important (65%). La présence d’Emmanuel Macron à la messe qui sera célébrée ne leur apparait pas comme quelque chose de choquant (70%) ou potentiellement problématique en termes de message délivré sur la laïcité (53%), même si sur ce dernier point, ils sont un peu plus partagés.

Une minorité de Français se montre toutefois plus critique, notamment chez les sympathisants de gauche : 29% se disent choqués (37% chez les sympathisants de gauche), 21% considèrent même que ce n’est pas normal (33% chez les sympathisants de gauche) et 30% indiquent que cela brouille le message du Président sur la laïcité (48% chez les sympathisants de gauche).

Des Français qui ne voient pas dans la présence d’Emmanuel Macron à la messe du Pape François une atteinte à la laïcité

De manière générale, on a ainsi plutôt le sentiment que les Français ne voient pas dans cet événement une atteinte à la laïcité, à laquelle ils sont par ailleurs attachés, quel que soit leur profil religieux. Ainsi, 73% des répondants affichent leur attachement à la laïcité, aussi bien chez les catholiques (78%) que chez les personnes sans religion (73%) ou ayant une autre religion que le catholicisme (69%). On assiste en revanche à une amorce de clivage générationnel sur le sujet : seuls 46% des 18-24 ans y sont attachés.

La religion demeure toutefois en France un sujet qui suscite des réactions contrastées : pour 56%, cela évoque quelque chose de positif (spiritualité, soutien, héritage), tandis que 36% se montrent indifférents ; 30% ont un rapport beaucoup plus critique à la religion, en y associant des mots comme méfiance, rejet ou poids.

L’image du pape François reste très positive mais tend à s’écorner avec le temps

Les trois quarts des Français ont une bonne image du pape François (74%) : c’est toutefois 11 points de moins qu’en 2013, au moment de son intronisation. Ils sont 26% à exprimer une opinion négative. Mais contrairement à ce que pourraient laisser penser certaines critiques venues de la frange conservatrice des catholiques, ce ne sont pas les catholiques pratiquants réguliers qui se montrent les plus critiques à l’égard du pape (84%; -2), mais les catholiques non pratiquants (80%; -10).

En revanche, les électeurs d’Eric Zemmour adoptent une posture beaucoup plus critique (seuls 64% en ont une bonne image), 32% le jugeant trop réformateur (contre 11% seulement en moyenne, que ce soit chez les Français ou chez les catholiques).