100 jours à Matignon : Gabriel Attal maintient sa popularité

  • 50% des Français ont une bonne opinion de lui (+1), contre 50% qui en ont une mauvaise opinion (stable).
  • Des résultats partagés, qui lui permettent toutefois de maintenir un socle de popularité relativement positif, notamment quand on le compare à celui d’Emmanuel Macron (33%; stable).
  • Un différenciel de popularité qui ne constitue pas (encore ?) une menace pour le Président : le Premier ministre est davantage perçu comme un atout pour lui (35%) que comme un handicap (10%)
  • Enfin, Gabriel Attal se situe pour le moment un peu au-dessus de ses prédécesseurs après 100 jours d’exercice du pouvoir (Edouard Philippe : 46% ; Jean Castex: 45% ; Elisabeth Borne : 46%).

Son image s’écorne mais résiste

  • Il perd des points en deux mois mais continue d’être perçu par une majorité de Français comme quelqu’un de compétent (53%; -2), qui a des convictions (55%; -5) et qui sait où il va (51%; -1).
  • Un répondant sur deux reconnait toujours sa capacité de prendre les décisions qui s’imposent (48%; -4) et à faire preuve d’autorité (46%; -5), même si sur ces deux sujets dont il a fait son cheval de bataille en termes d’identité, il perd quelques plumes.

En revanche, il peine à convaincre sur son action et sa capacité à changer concrètement les choses

  • Après 100 jours d’exercice du pouvoir à Matignon, les Français sont désormais plus nombreux à se prononcer sur le sujet qu’en février dernier et ils expriment davantage de mécontentement (46% ; +6) que de satisfaction (41%; +3) à l’égard de son action.
  • Dans le détail, les jugements sont particulièrement critiques concernant la lutte contre les déficits publics (62%), la santé (62%), le logement (57%) ou le chômage (57%).
  • Alors qu’il a annoncé des mesures pour lutter contre la violence des jeunes et restaurer l’autorité, son action dans le domaine de la sécurité est également jugée sévèrement (55% de mécontentement).
  • Les résultats sont un peu meilleurs concernant son action en faveur de la laïcité (41% sont satisfaits, vs 46% mécontents) et dans une moindre mesure l’éducation (38% vs 52%), signe que son passage rue de Grenelle a façonné durablement son image.
  • En définitive, seuls 43% des répondants lui font confiance pour améliorer la situation de la France (-1 depuis février) et 41% pour améliorer leur quotidien (stable).