La popularité de François Bayrou au plus bas après l’annonce de son plan budgétaire

  • Seuls 20% des Français déclarent avoir une bonne opinion du Premier ministre (-2).
  • François Bayrou continue ainsi son décrochage dans l’opinion et atteint un nouveau record d’impopularité.
  • Surtout, il voit le noyau dur de ses détracteurs se renforcer, puisque ce sont désormais 42% des Français qui déclarent avoir une très mauvaise opinion de lui – soit 9 points de plus que le mois dernier.

Son image se détériore nettement

  • Seuls 32% des Français estiment qu’il a des convictions profondes (-19 points par rapport à décembre dernier, juste après sa nomination), 24% qu’il est sincère (-20) et 23% qu’il est compétent (-22).
  • Le fait de se présenter comme celui qui assume des décisions impopulaires et maintient le cap vers la réduction des déficits publics n’est pas non plus porté à son crédit : seuls 23% des Français considèrent qu’il est capable de prendre les décisions qui s’imposent (-20) et 20% seulement estiment qu’il sait où il va (-18).
  • Il perd même des plumes sur les éléments qui avaient fait sa – relative – force lorsqu’il avait été nommé Premier ministre en n’apparaissant plus guère comme une figure rassurante (17% ; -24) ou capable de rassembler (16%; -25).

La majorité des Français souhaitent qu’on ne mette pas en place les mesures budgétaires et qu’on change de Premier ministre

  • Dans ce contexte, c’est donc une majorité de Français qui souhaitent qu’on change de Premier ministre (59%), contre seulement 18% qui préfèreraient que François Bayrou demeure à son poste.
  • Il faut dire que les mesures annoncées n’ont pas été comprises par les Français : seuls 21% les jugent nécessaires pour résorber le déficit public, contre 68% qui les jugent injustes et mal ciblées.

Des Français convaincus que François Bayrou ne pourra pas éviter la censure, même si cette perspective suscite de l’inquiétude

  • Plus des trois quarts des Français (78%) ne lui font pas confiance pour éviter le renversement du gouvernement via une motion de censure : c’est 20 points de plus qu’en décembre dernier.
  • Pour autant, si la motion de censure était votée, cela susciterait avant tout de l’inquiétude chez les Français (41%), davantage que de la satisfaction (34%).

Dans ce contexte anxiogène, l’idée d’une dissolution fait son chemin

  • Alors que le mois dernier, les Français se montraient plutôt hostiles à l’idée d’une nouvelle dissolution, leur état d’esprit semble avoir changé après cette séquence d’annonces budgétaires sévères.
  • Sans se montrer totalement enthousiastes à cette idée, ce sont désormais 44% des Français qui se disent favorables à une dissolution (+14 points en un mois!), contre 39% qui y sont hostiles (-9 points).