Dissolution : l’image d’Emmanuel Macron s’est considérablement écornée

  • Seuls 26% des Français déclarent avoir une bonne opinion de lui (-6 points), contre 74% (+6) qui en ont une mauvaise opinion. Jamais Emmanuel Macron n’avait été aussi impopulaire.
  • Tous ses traits d’image se détériorent, tant sur le plan de l’autorité (43%; -3) que de la « capacité à prendre les décisions qui s’imposent » (38%; -4) ou de la compétence (34%; -4).
  • Surtout, il suscite désormais une forme d’inquiétude sur sa capacité à piloter les choses : de moins en moins de Français considèrent qu’il « sait où il va » (35%; -4), qu’il est « rassurant » (21%; -6) et qu’il peut rassembler (15%; -6).
  • Dans ce contexte, Gabriel Attal tire – relativement – son épingle du jeu : sa popularité s’érode (46%; -3) mais se maintient à un niveau bien plus élevé que celle du Président, jugé seul responsable de la situation.

 

Une décision incomprise : les Français estiment qu’il n’agit pas de façon responsable

  • 59% pensent qu’il n’agit pas de façon responsable, 54% que cela ne permet pas de clarifier la situation politique et 53% que cela ne revitalise pas le débat démocratique.
  • Même son électorat doute : un tiers des électeurs de Valérie Hayer considèrent qu’il n’a pas agi de manière responsable.
  • Conséquence de cette incompréhension, les Français souhaitent très majoritairement qu’il ne s’implique pas dans la campagne des législatives (70%).

 

Inquiétude et sidération dominent chez les Français, même si la dissolution suscite aussi une forme d’espoir chez les électeurs RN

  • La dissolution a plongé les Français dans l’inquiétude (44%) et la sidération (25%).
  • Mais elle a aussi suscité de l’espoir (23%) et de la satisfaction (16%) chez certains, notamment parmi ceux qui ont voté pour le RN aux européennes.

 

Dans ce contexte, un homme sort particulièrement renforcé : Jordan Bardella

  • Pour la première fois, il prend la tête de notre classement des personnalités politiques dont les Français souhaitent le plus qu’ils aient de l’influence à l’avenir (38%; +5), devant Edouard Philippe (36%; stable).
  • Il devance désormais Marine Le Pen (35%; +2), y compris auprès des sympathisants RN (95%; +13 contre 94%; +5).

 

La perspective d’une victoire du Rassemblement national inquiète moins que celle d’une victoire du Front Populaire

  • A l’évocation d’une majorité absolue pour ce parti le 7 juillet, 33% déclarent ressentir de l’espoir quand moins d’un Français sur deux (48%) fait part de son inquiétude.
  • La perspective d’une victoire du Nouveau Front Populaire fait en réalité davantage peur aux Français qu’une victoire du RN : 53% expriment leur inquiétude à l’évocation de cette idée, et seulement 22% y voient une source d’espoir.
  • Quant aux électeurs de Raphaël Glucksmann, ils semblent avoir clairement fait leur choix : 92% sont inquiets à l’idée que le RN l’emporte et 67% voient dans la victoire du Front populaire une source d’espoir. Certes, 17% s’en inquiètent, mais cela reste très minoritaire.

 

Auprès des sympathisants de gauche, le PS est perçu comme plus à même de gouverner et de rassembler… mais pas forcément de tenir ses engagements

  • Le PS est davantage jugé capable de gouverner (44% vs 25% pour LFI), de construire une alliance durable à gauche (37% vs 24%), de rassembler (35% vs 22%) et d’apporter des réponses aux préoccupations des Français (36% vs 29%).
  • Mais une interrogation existe sur sa capacité à tenir les engagements de campagne : sur ce sujet, il est au coude à coude avec LFI (31% vs 30%).

 

Une future Assemblée sans majorité ?

  • 50% estiment que ce serait une mauvaise chose (ils n’étaient que 24% à penser cela en juin 2022).
  • Contre seulement 24% qui y voient le moyen de revitaliser le débat démocratique et de renforcer le rôle du Parlement (vs 56% il y a deux ans).