Une impopularité record pour François Bayrou

  • Seuls 19% des Français ont une bonne opinion du Premier ministre (-1 point)
  • François Bayrou demeure ainsi le Premier ministre le plus impopulaire d’Emmanuel Macron, mais il dépasse aussi certains de ses prédécesseurs au plus fort des crises auxquelles ils étaient confrontés (Jean-Pierre Raffarin en mai 2005, 21% ; ou Edith Cresson en mars 1992, 23%).

Difficile de mobiliser sur des mesures de rigueur dans ce contexte

  • Les Français privilégient comme François Bayrou une baisse des dépenses publiques plutôt qu’une hausse des impôts (78% vs 8%) pour lutter contre le déficit
  • Mais ils ne partagent pas nécessairement la même vision en termes de catégories à mettre à contribution :
    • Le fait de demander des efforts à tout le monde est loin d’apparaitre comme une évidence : seuls 8% choisissent cette réponse
    • Les Français restent également très hostiles à l’idée de solliciter les retraités (4%), quand bien même on ne ciblerait que les plus aisés d’entre eux (20%)
    • Ce sont les Français les plus fortunés (57%) et les grandes entreprises (46%) qui apparaissent de loin comme les catégories à mobiliser en priorité selon eux

Potentielle démission du gouvernement : les Français divisés entre inquiétude, espoir du Grand Soir et apathie

  • L’inquiétude domine toujours (41%), mais ni plus ni moins que mi-juillet (41% également).
  • Une part non négligeable de Français exprime toujours de la satisfaction à cette idée (35%)
  • Tandis qu’un Français sur quatre affiche son détachement (16% se disent indifférents, 8% ne se prononcent pas)

Chez les personnes inquiètes, la crainte de répercussions économiques

  • Les plus inquiets sont logiquement les personnes proches de Renaissance (80%) mais c’est aussi le premier sentiment exprimé par les sympathisants LR (65%) et PS (50%).
  • C’est surtout la crainte des répercussions économiques qui domine (51%) mais les personnes inquiètes redoutent également la détérioration du climat social (30%) et la hausse des tensions, de la violence (27%) qui risquent de s’ensuivre, ainsi que la paralysie des institutions (25%), les blocages (22%) et dans une moindre mesure l’impact sur l’image de la France (15%).
  • La crainte de conséquences néfastes sur le plan économique fait écho à l’émergence de certains comportements de repli chez les Français : épargner davantage (47%) ou repousser des achats importants (44%)

A l’inverse, la perspective réjouit les sympathisants LFI, EELV et RN et soulève l’espoir d’un électrochoc vecteur de changements profonds

  • La satisfaction s’exprime surtout chez les sympathisants LFI (51%), EELV (56%) et RN (51%)
  • Ce n’est pas tant le potentiel changement de Premier ministre (22%) qui motive les personnes satisfaites que la perspective plus large d’un changement de gouvernement (41%, 53% chez les sympathisants RN) et l’espoir d’un électrochoc plus profond, vecteur de changements significatifs (40%)
  • Un soulagement s’exprime aussi à l’idée d’abandonner les mesures d’économie envisagées (41%)